Formation skipper côtier

La formation skipper côtier proposée par Yann De Kerdrel à bord de Lord Jim a pour but de vous apprendre à naviguer à la voile et à maitriser l’art de la manœuvre. Mais elle vise surtout à acquérir les connaissances de base et les bons réflexes pour pouvoir à votre tour endosser le rôle de skipper, pour vos prochaines navigations en famille ou entre amis.

Les formations skipper de Lord Jim CroisièresAu cours de la formation Skipper côtier nous privilégions des navigations courtes et variées autour de la Bretagne, pour acquérir de l’expérience sur des zones de navigation variées. La navigation en Bretagne est réputée pour être exigeante du fait entre autres, des marées et des courants. C’est le terrain d’apprentissage idéal pour appréhender toutes les situations et les contraintes liées à la navigation côtière à la voile.
En France il n’existe pas de permis obligatoire pour naviguer à la voile en équipage dans un cadre non professionnel. Cette absence de permis ne signifie pas pour autant, absence de responsabilité. Prendre la responsabilité d’un équipage en tant que skipper c’est avant tout une histoire de compétence et d’expérience. Le Chef de Bord, ou skipper est responsable de prendre ou de ne pas prendre la mer, en fonction de son expérience, de celle de son équipage, de la météo, de la zone de navigation et du niveau de préparation du navire. Il apparaît alors indispensable pour toute personne endossant le rôle de chef de bord d’être expérimentée et sérieusement formée à cette fonction. Voici quelques rappels sur la réglementation de la navigation à la voile en France pour la pratique en loisir.

Les nouvelles catégories de navigation pour les voiliers

Depuis janvier 2016, les catégories de conception des bateaux de plaisance ont été modifiées. Les bateaux de plaisance sont désormais classés en quatre catégories de conception, en fonction de leur capacité à affronter des conditions de mer. Pour chaque catégorie on définit les conditions de vent et de mer que doivent pouvoir supporter ces voiliers:

Catégorie A. HAUTURIER, Navigation en haute mer

Cette catégorie comprend les bateaux conçus pour de grands voyages à la voile. Ils sont à même de supporter un vent qui peut dépasser Force 8 Beaufort et naviguer avec des vagues pouvant dépasser une hauteur significative de 4 mètres.

Catégorie B. SEMI-HAUTURIER, Navigation au large

Les voiliers de cette catégorie sont conçus pour des navigations au large des côtes. Ils doivent pouvoir naviguer avec des vents pouvant aller jusqu’à la force 8 Beaufort et des vagues pouvant atteindre une hauteur significative de 4 mètres.

Catégorie C. CÔTIER, Navigation à proximité d’un abri sur la côte

Ces voiliers sont conçus pour naviguer en croisières côtières en mer en lac ou en rivière. Ils doivent pouvoir supporter des vents pouvant aller jusqu’à la force 6 Beaufort et naviguer avec des vagues d’une hauteur significative de deux mètres.

Catégorie D. BASIQUE, Navigation en eaux protégées

Les bateaux de cette catégorie sont conçus pour des navigations sur le long de la côte, sur de petits lacs et des canaux. Ils doivent supporter des vents pouvant aller jusqu’à la force 4 Beaufort avec des vagues pouvant atteindre une hauteur significative de 0.30 mètre.

La division 240 et l’équipement de sécurité à bord des voiliers de plaisance

La division 240 s’applique aux « navires de plaisance à usage personnel.. de longueur de coque inférieure ou égale à 24 mètres ». La liste du matériel de sécurité a été adaptée en fonction des nouvelles catégories de navigation, avec en particulier la nouvelle zone de navigation semi-hauturière. Savoir manoeuvrer dans la brise
Point qui nous intéresse de près, la nouvelle réglementation a précisé la notion de chef de bord. Un chef de bord doit être désigné au sein de l’équipage. Il s’agit d’un « Membre d’équipage responsable de la conduite du navire, de la tenue du journal de bord lorsqu’il est exigé, du respect des règlements et de la sécurité des personnes embarquées ». La présence du matériel de sécurité adapté à la zone de navigation est de la responsabilité de ce skipper ou chef de bord.
Chaque zone de navigation prévoit une liste de matériel obligatoire :

  • Basique jusqu’à 2 milles d’un abri
  • Côtier jusqu’à 6 milles d’un abri
  • Semi-hauturier de 6 milles à 60 milles d’un abri
  • Hauturier au-delà de 60 milles d’un abri

Un document édité par la Direction Générale des Infrastructures des Transports et de la Mer, détaille les équipements de sécurité des navires de plaisance. Voici le lien de la fiche Plaisance (en PDF), qui liste le matériel obligatoire à bord en fonction de la catégorie de navigation.

La table à cartes de Lord JimLes modifications de la réglementation visaient également à améliorer les communications avec les CROSS de la zone de navigation. Un émetteur récepteur VHF devient désormais obligatoire pour les naviguer au-delà de 6 milles d’un abri.
Il est donc désormais obligatoire de disposer d’une VHF à bord pour naviguer dans la zone de navigation semi-hauturière (navigation entre 6 et 60 miles d’un abri). Attention, car l’utilisation d’une VHF oblige à disposer du Certificat Restreint de Radiotéléphonie (CRR) ou d’un permis de plaisance. Par contre pour la navigation en eaux internationales (plus de60 miles d’un abri) le CRR est obligatoire. A ce propos est-il obligatoire de passer un permis plaisance pour skipper un voilier ?

Faut-il un permis bateau pour mener un équipage en croisière ?

Pour naviguer à la voile il n’existe pas de permis obligatoire en France. Le permis bateau est obligatoire pour la conduite de bateau à moteur de plus de six chevaux, soit l’équivalent de 4,5 kilowatts. Ce permis permet de conduire un bateau de plaisance d’une puissance motrice de plus de 4,5 kilowatts en mer, sur lacs ou sur plans d’eaux fermés jusqu’à 6 milles d’un abri. Au-delà, il faut en plus de l’option « côtière », posséder l’extension hauturière. Le permis plaisance n’est pas obligatoire pour naviguer à la voile en France, mais attention malgré tout, dans certains pays européens le permis bateau est indispensable pour louer un voilier. Si vous souhaitez louer un voilier en Croatie par exemple, il vous sera demandé par le loueur.

Le programme de la formation skipper côtier de Lord Jim Croisières.

Mouillage dans l'Archipel de BréhatLa formation skipper côtier de Lord Jim se déroule en situation. Elle doit vous permettre de perfectionner votre technique de navigation et surtout de savoir l’organiser en équipage. Nous choisissons pour cela une zone de navigation côtière qui va nous permettre d’expérimenter des situations variées, et la Bretagne n’en manque pas ! Devenir skipper sur Lord Jim, c’est une invitation à la croisière.

1/ Maitriser les fondamentaux de la voile

Maitriser le vocabulaire c’est une chose, savoir naviguer s’en est une autre… Pour être chef de bord il faut bien sûr savoir naviguer et manœuvrer, mais il faut surtout savoir l’organiser pour les membres de l’équipage. Naviguer à toutes les allures, pouvoir barrer au vent ou au compas, savoir virer de bord et empanner sous spi, lofer et abattre en réglant correctement les voiles, choisir la voile du temps et prendre un ris ou changer de voile d’avant au bon moment, tout ça doit être maitrisé. En croisière il est également indispensable de savoir manœuvrer à la voile et au moteur, pour des prises de coffre ou des manœuvres de port.

2/ Savoir assurer la sécurité de son équipage

Utilisation de la carte marineIl n’y a pas de croisière à la voile réussie si l’équipage ne se sent pas en sécurité. La présence du matériel de sécurité à bord est de la responsabilité du chef de bord. Le skipper côtier doit s’assurer de sa présence, de sa conformité et de sa validité. Nous passons en revue la réglementation et ferons le rappel des règles de barre, et des feux des navires. Le Règlement International de Prévention des Abordages en Mer (RIPAM) définit les règles de navigation pour prévenir les risques d’abordages en mer. Comment est définit la priorité avec un autre voilier ou un navire à propulsion mécanique, et connaitre les navires possédant des priorités particulières, tout cela se trouve dans le RIPAM. Pendant ces stages nous expérimentons les procédures de sécurité, les manœuvres d’homme à la mer, et la communication avec les services de sauvetage (CROSS et SNSM) en cas de détresse ou pour porter assistance.

3/ Maitrise la navigation côtière

Navigation côtière en BretagneSi la côte n’est pas loin, c’est qu’un abri n’est jamais trop éloigné ? cela signifie également que le caillou non plus n’est pas très loin… Savoir lire une carte marine, tracer une route et relever un point, comprendre le balisage, connaitre les subtilités des douzièmes des marées bretonnes et de ses courants de marées, tout cela est nécessaire pour réaliser un bon pilotage. Comme pour toute navigation, une croisière côtière nécessite de savoir préparer sa navigation, et en navigation de savoir anticiper et de savoir réguler.

4/ Les prévisions météo marines

La météo, c’est elle qui commande, et qui conditionne le bon déroulement d’une croisière. Il est donc indispensable de connaitre ses principes fondamentaux, de savoir où trouver l’information et de savoir ensuite analyser les documents, carte météo et bulletins météo.

5/ Mécanique et électricité à bord d’un voilier

On navigue à la voile mais quand on a besoin du moteur pour une manœuvre de port il vaut mieux que ça marche et qu’on sache s’en servir. Pendant la formation skipper côtier nous passerons en revue les connaissances de mécanique indispensables (principe, circuits), et d’électricité (production, stockage, consommation, recherche de pannes).

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